2001 | 2002 | 2003 
 
 Hommage à Cesare Pavese et Beppe Fenoglio 
Turin (Italie), 3/4 Novembre 2000, Premio Grinzane Cavour e Istituto Italiano di Cultura di Edimburgo, Regione Piemonte

 Cycle de Formation de la traduction théatrale 
Seneffe (Belgique) - Janvier 2001 - CETL

 Ateleir de traduction littéraire animée par de professionels de haut niveau  
Seneffe (Belgique) - 2001 - CETL

 Rencontre "Ecrivains, langue et identité"  
Trieste (Italie) - 23 Février 2001 - SSLMIT

 Atelier "Traducteurs, Ecrivains et Edition"
Trieste (Italie) - Mai 2001 - SSLMIT

 Atelier international pour jeunes écrivains et traducteurs 
Tarazona (Espagne) - 28 Juin / 1° Juillet 2001 - Casa del Traductor

 Summer school
Norwich (Royaume-Uni) - été 2001 - BCLT, Casa del Traductor, Rete Grinzane Europa

 Rome/Berlin: littérature et ville
Rome (Italie) / Berlin (Allemagne) - Janvier/Octobre 2001 - Goethe-Institut

 Séminaires sur "Traduction et..."
Florence (Italie) - Marche/Juillet 2001 - SETL


HOMMAGE A CESARE PAVESE ET BEPPE FENOGLIO
Turin (Italie), 3/4 novembre 2000, Prix Grinzane Cavour e Institut Italien pour laCulture d'Édimbourg, Région Piémont

Les 3 et 4 novembre 2000, le Premio Grinzane Cavour et l'Institut Italien pour laCulture d'Édimbourg ont organisé, comme voulu par la Région Piémont, la manifestation Hommage à Cesare Pavese et Beppe Fenoglio .
Ces manifestations font partie des activités internationales du Prix Grinzane Cavour, qui ont été marquées par la présence et l'engagement de cette institution dans de nombreux pays, et se rattachent à la perfection à d'autres congrès et initiatives qui se sont déroulés précédemment à Buenos Aires, La Havane, Bruxelles, New York, Paris, Biarritz, Prague et Salamanque.
Cesare Pavese et Beppe Fenoglio sont deux des auteurs les plus importants pour la culture italienne et les plus significatifs pour le Prix Grinzane Cavour. Deux auteurs qui, avec leurs œuvres, ont révélé et célébré de nombreux lieux du Piémont, mais sans jamais être restés des écrivains du Piémont, locaux et provinciaux ; au contraire, ils jouissent tous les deux dune renommée internationale et sont devenus le point de repére de nombreux écrivains étrangers.
Avec une série de rendez-vous, le Prix Grinzane Cavour entend rappeler deux des écrivains piémontais les plus significatifs : Cesare Pavese et Beppe Fenoglio.
Vendredi 3 novembre, auprès de l'Istituto Italiano di Cultura, a eu lieu une manifestation en hommage à Cesare Pavese, à laquelle ont participé Marziano Guglielminetti, Lorenzo Mondo, Renato Minore, Giuliano Soria, Brian Moloney, Douglas Thompson, Bart Van den Bossche, Sharon Wood.
Au cours de la soirée, à l'Adam House Theatre, la Compagnie Italienne “Teatro dell'Angolo" a présenté "Pugni nell'Aria. Dedicato a Cesare Pavese", mise en scène de Giorgio Boccassi, de et avec Giorgio Bocassi, Donata Boggio Sola, Vanni Zinola.
Samedi 4 novembre, au cinéma Lumière, a eu lieu l'hommage à Beppe Fenoglio, avec la participation de Gian Luigi Beccaria, Roberto Bigazzi, Ugo Cerrat, Philippe Cooke, Peter Hainsworth, Lorenzo Mondo, Enrico Palandri et Jonathan Usher.
Au cours de la soirée, toujours au cinéma Lumière, a été projeté en avant-première, en version anglaise, "Il Partigiano Johnny", film de Guido Chiesa, interprété par Stefano Dionisi, présenté à l'edition 2000 du Festival de Venise.
Giuliano Soria (Presidente Premio Grinzane Cavour)




CYCLE DE FORMATION DE LA TRADUCTION THÉATRALE
Seneffe (Belgique) - janvier 2001 - CETL

Information complète sur le developpement du projet
Les ateliers seront animés uniquement par des professionnels du théatre : metteurs en scène, acteurs et traducteurs de théatre livresque, dont la collaboration didactique permettra un enseignement différent du passé et axé sur la realité du métier.
Ils auront lieu dans le cadre des ateleirs du CETL, uniquement le samedi, pour permetrre aux personnes professionellement actives d'y participer. La formation durera un an à raison de deux samedis par mois. La langue d'arrivée sera le français, les langues de départ seront déterminées en fonction de la demande.

1 Stages de formation de traduction théatrale (15 jours au collège de Seneffe ; choisi pour son infrastructure, notamment théatrale, le collège dispose de grandes salles de séminaires et de plusieurs salles de théatre) :
André Marcowicz, traducteur de Dostojevski et de Tchechov, a travaillé chaque jour plus de 8 heures sur des textes d'absurdustes rusees (théatre) avec des stagiares désireux de se former à la traduction théatrale. A partir d'une version française minimale déja faite par Marcowicz, les candidats-traducteurs ont appris par la pratique comment mettre en buche ou mettre en gestes le texte retravaillé par eux dans cette optique. Les commentaires finaux des stagiaires attestent le succès de l'expérience et prouvent que c'est dans cette voie qu'il faut poursuivre la formation en traduction théatrale.

2 Ateliers de formation en traduction théatrale au CETL
plusieurs étudiants inscrits au CETL pour une formation en traduction culturelle et littéraire générale, se sont découvert un réel talent pour la traduction de l'oralité et ont decidé de s'inscrire à la formation en traduction théatrale en 2002.
Une pièce radiophonique a été traduite par le groupe néerlandais/français sous la houlette de notre grand auteur belge Liliane Wouters, pièce destinée à être jouée sur les ondes avec mention de la collaboration du CETL.




LITERARY TRANSLATION WORKSHOP TAUGHT BY HIGHLY QUALIFIED PROFESSIONALS
Seneffe (Belgique) - 2001 - CETL

L’objectif initial était de permettre aux candidats talentueux et doués pour l’ecriture, d’acquérir un savoir-faire en traduction littéraire grâce à une collaboration pratique avec de grand professionels. Il fallait éviter l’enseignements théorique, intéressant sans doute, mais peu fructueux pour le résultats concrets. Tout l’accent devait donc être mis sur la pratique.
Les ateleirs organisés dans cette optique se deroulaient ainsi:
- les étudiants avaient reçu un chapitre à lire et devaient en traduire plusieurs pages
- l’ateleir consistait en une confrontation des divers solutions
- le traducteur professionels émettait ses critiques positives ou negatives sur les solutions proposées et fournissait la sienne.
- De ses débats découlaient de longues réflexions plus théorique

Pour ces ateleirs le CETL a fait appel à des spécialistes renommés et de très haut niveau:
- en collaboration avec l’Université de Salamanca: ateleirs vers l’espagnol, animé par le professeur Jorge Riechmann de Madrid, plusieurs prix de traduction. Les étudiants plur la plupart traducteurs de métier, ont travaillé avec lui sur des textes de René Char.
- De l’anglais verss le français: William Desmond, célèbre traducteur de Stephen King, a proposé des textes de cet auteur.
- Claude Bleton, directeur du Collège d’Arles a travaillé sur des textes de Ballester
- Philippe Ivernel, grand théoricien de la traduction allemand/français, a travaiilé sur la correspondance de Adorno.
- Philippe Di Meo, spécialiste de l’italien, a poposé des textes de Caproni
- Anne Damour, angliciste a proposé des textes de Cunnigham

Ces atelier sont appelés à se multiplier, étaint donné le succès de la formule
Les traducteurs-einsegnants ont décidépour la plupart d’organiser des séances de tutorats avec les les étudiants intéressés: sorte de lçons particuliers où les faiblesses individuelles des apprenants seraient mises suos la loupe.
Les étudiants rédigeront seuls une traduction plus importante qui sera soumise à un jury de professionels, dans lequel siégeront de représents de maisons d’édition. Ainsi le travail de l’étudiant pourra-t-il débocher sur une pubblication.

Les ateleirs du CETL se sont fait connaître à travers l’Europe: des étudiants se sont annoncés pour de futures ateleirs: outre le Belges, ils proviennent de France, de Hollande, et même de Suisse.
Le succès de ces ateliers est tel que plusieurs demandes ont été faites d’en organiser de nouveaux vers l’anglais et vers le russe.




ATELIER INTERNATIONAL POUR JEUNES ÉCRIVAINS ET TRADUCTEURS
Trieste (Italie) - 23 février 2001 - SSLMIT

Le 23 février 2001, la SSLMIT a organisé une journée de rencontre sur le thème " Ecrivains, langue et identité ". Au cours de cette manifestation sont intervenus un auteur narratif (Diego Marani), qui s’occupe également de traduction comme activité professionnelle au sein des institutions de l’Union Européenne, ainsi qu’un auteur (Enrico Palandri), qui vit en Grande-Bretagne et dont les œuvres ont été traduites à l’étranger ; enfin, Mauro Bersani, directeur de la collection Classici poesia narrativa, des éditions Einaudi, a parlé lors de son exposé du processus de la lecture professionnelle finalisée à la sélection des oeuvres destinées à la publication.

La conférence était ouverte à tous les étudiants et les enseignants de la faculté, alors que la table ronde qui a suivi à été limitée aux bénéficiaires de la bourse, José Francisco Medina e Angela Carabelli, respectivement doctorant en Philologie Hispanique – Langue espagnole – ainsi que professeur sous contrat auprès de la SSLMIT, et le titulaire d’une allocation de recherche pour le secteur des sciences de la traduction et de l’interprétariat. Les deux bénéficiaires étant résidents sur place, les frais ont couvert exclusivement les sommes prévues pour les conférenciers.

En ce qui concerne l’utilité de l’initiative, on peut dire que les objectifs préfixés au départ ont été atteints, avec l’obtention d’un triple résultat : promouvoir la connaissance des auteurs narratifs contemporains auprès d’un vaste public universitaire ; rapprocher de jeunes professionnels à des écrivains qui ont fait de la traduction et de la comparaison des langues et des cultures européennes le centre de leur propre activité artistique ; enfin, faire connaître à ces jeunes professionnels les procédures et les objectifs qui régissent la lecture professionnelle dans l’industrie éditoriale.

Le Directeur: David Clyde Snelling


Après l’intervention des orateurs sous forme de conférence, le débat avec le public a été limité aux bénéficiaires directs de la bourse d’étude. D’une façon plus informelle, la discussion a continué à la manière d’un dialogue entre les participants, dialogue qui s’est traduit par l’approfondissement et l’enchevêtrement des principaux thèmes traités au cours de la première partie de la manifestation. Un intérêt certain a été reconnu à la confrontation et l’échange d’expériences et de perspectives entre Marani et Palandri, à la recherche de la définition d’une identité à la fois individuelle et européenne, propre à qui, comme choix et comme profession, s’approprie d’un horizon géographique à empreinte continentale et s’applique à observer et à analyser les contacts et la compénétration des cultures. Marani a, d’un certain point de vue, " mené la danse ", jouant le rôle de trait d’union entre les invités et de fil conducteur de la discussion. Ses divagations et réflexions sur la langue (en tant que style littéraire) ont inévitablement suscité un grand intérêt ; ses divagations ont également touché directement Palandri, qui s’est rattaché à son précédent exposé sur les langues (en tant que codes et instruments de travail du traducteur). Enfin, Bersani a été appelé à illustrer les difficultés des rapports entre un écrivain débutant et une maison d’édition très renommée.


José Francisco Medina - Angela Carabelli: RAPPORT DES BÉNÉFICIAIRES DE LA BOURSE

Le 23 février 2001, la SSLMIT de Trieste a organisé pour deux jeunes professionnels actifs dans le domaine de la traduction, de l’interprétariat et de la recherche au niveau universitaire et pour ses propres étudiants et enseignants, une journée de rencontre sur le thème "Écrivains, langue et identité". A cette manifestation ont participé des spécialistes actifs dans différents secteurs liés au thème traité, chacun desquels a présenté un exposé sur certains aspects de sa propre activité. Par la suite, a eu lieu une table ronde finalisée à la discussion et à l’approfondissement des thèmes traités, débat à l’occasion duquel le public a été limité aux jeunes professionnels bénéficiaires directs de l’initiative.

Le premier exposé a été fait par Enrico Palandri. Né à Venise en 1956, il vit à Londres, où il travaille comme " writer in residence " auprès de l’Université. Son activité embrasse des domaines qui vont de l’écriture romanesque à celle de collaborateur pour le cinéma, la radio et la télévision. Son premier livre de grand succès, Boccalone, est publié en 1979 et est considéré comme l’initiateur de la saison littéraire des nouveaux auteurs des années 80. Parmi ses autres œuvres narratives, il convient de rappeler les romans Le pietre e il sale (1986), La via del ritorno (1990), Le colpevoli ambiguità di Herbert Markus (1997) et le recueil de récits Allegro fantastico (1993). Il a collaboré avec différents programmes radiophoniques pour la RAI (par exemple, avec Michelangelo Lupone, le radiofilm In un grattacielo, tiré du récit de Allegro Fantastico qui porte le même titre) et pour la BBC. Il a en outre, toujours en collaboration avec Lupone, réalisé vingt épisodes de cinq minutes transmis par Rai Tre en 1996. A Londres, il a travaillé plusieurs années à Covent Garden comme instructeur linguistique de chanteurs d’opéra. Il collabore actuellement avec l’Unità et le Diario della Settimana. Palandri, de façon captivante et anticonformiste, a revécu les étapes de sa carrière d’écrivain " immigré ", qui, précisément par l’écriture, a trouvé le moyen de mettre de l’ordre dans son propre monde d’abord, et d’explorer de nouveaux horizons ensuite. Il s’est en particulier arrêté sur ses débuts (Boccalone) et sur les liens entre l’écriture et les expériences personnelles, se référant en particulier à sa décision de partir vivre en Angleterre. Dans la seconde partie de son exposé, il a ensuite erré sur les phases suivantes de son curriculum littéraire, en conservant toujours le lien avec ses propres expériences quotidiennes, mais en les amplifiant par une réflexion, développée avec constance, sur les aspects " techniques " de l’activité d’écrivain narratif, avec ses doutes, ses tentatives et ses explorations, qui l’ont mené vers une plus grande conscience des processus et des styles qu’il a suivi et développé.

Diego Marani a ensuite pris la parole. Né à Ferrare en 1959, il travaille comme traducteur principal et réviseur auprès du Conseil des Ministres de l’Union européenne à Bruxelles. Chaque semaine, sur un quotidien belge et un suisse, il tient une rubrique d’actualité et de commentaires internationaux, écrite dans une langue artificielle de son invention, L’Europanto – un jeu brillant, une provocation contre l’intégrisme linguistique, dont se sont occupés plusieurs journaux européens. En Europanto, il a publié en France le recueil de récits Las adventures de l’inspector Cabillot. Marani est également l’auteur de romans en italien, Caprice de dieu et Zanzare. Sa dernière publication est le roman Nuova grammatica finlandese (2000). Pour Marani, il s’agissait d’une sorte de " retour au bercail ", car il était étudiant et il a obtenu sa licence précisément à la SSLMIT, une occasion qui lui a donné la possibilité de s’adresser à certains de ses anciens professeurs et à des collègues plus jeunes, avec la triple perspective de traducteur auprès des institutions de l’Union Européenne, auteur de romans et récits et, dernier mais non moindre, expert et passionné de questions linguistiques. La prose pyrotechnique de Marani l’a donc conduit à examiner le rapport entre son activité d’écrivain, en particulier à l’occasion de son dernier roman Nuova grammatica finlandese, et celle de linguiste funambulesque dans son amusante production en Europanto et dans ses explorations du mystère représenté par la langue et la culture finlandaise, aussi proches géographiquement qu’éloignées conceptuellement.

Mauro Bersani est le directeur de la collection Classici poesia narrativa des éditions Einaudi. Son exposé a déplacé le centre d’intérêt du débat du moment de la production de l’objet littéraire à celui de la jouissance, en concentrant cependant fondamentalement l’attention sur le processus de lecture et d’appréciation au sein du monde de l’édition. La contribution de Bersani, précise aussi bien que professionnelle, a présenté un examen attentif des facteurs qui entrent en jeu lors de la sélection des œuvres proposées qui, après un long processus décrit minutieusement, porte à l’édition du livre et à sa distribution au public.




ATELIER “TRADUCTEURS ECRIVAINS ET EDITION”
Trieste (Italie) - Mai 2001 - SSLMIT

Le 2 Mai 2001, le docteur Hubert Thuering de l'Université de Bâle, a tenu une conférence intitulée “Wenn ich ein Koenig waer… Jakob Michael Reinhold Lenz und die Schrift des nackten Lebens” devant les étudiants et les enseignants de la SSLMIT de Trieste. Cette conférence s'inscrivait, sur le plan tant institutionnel que thématique, dans le cadre d'un projet de recherche sur l'histoire du processus de l'écriture dans l'époque moderne, projet auquel la section d'allemand de la SSLMIT participe en collaboration avec l’Institut Allemand de la Faculté de Lettres de l'Université de Bâle. L'œuvre du dramaturge allemand Lenz peut être considérée comme une clé pour analyser le processus qui, dans l'Allemagne de l'époque, entraîna un changement draconien des conditions d'existence des “intellectuels” et, donc, une nouvelle conception de leur activité d'écrivains. Partageant une souffrance commune, la vie et l'écriture, devenues précaires à cause de l'effritement de l'ordre social traditionnel, s'unirent jusqu'à se fondre l'une dans l'autre. Faisant référence aux théories de Giorgio Agamben, le spécialiste a démontré que la problématique de la biopolitique, violemment et tragiquement apparue au siècle dernier, était déjà préfigurée dans les drames de Lenz. Le débat animé qui a suivi la conférence a confirmé l'actualité de ce thème et l'intérêt qu'il suscite auprès des étudiants.

Le 8 Mai 2001, le docteur Alberto Kratter Thaler de la Maison d'édition "Apogeo" de Milan, avec laquelle la SSLMIT de Trieste entretient depuis 1996 de fructueux rapports de collaboration, a tenu une conférence sur la “La traduction ans le secteur de l'édition”. L'objectif de cette initiative était d'entamer la création d'une base de connaissances communes dans le domaine spécifique de la traduction des manuels scolaires, base susceptible d'être constamment réactualisée et utilisable par tous les étudiants, en passe d'obtenir ou ayant déjà obtenu leur maîtrise, qui travailleront dans le secteur de l'édition. Au cours de sa conférence, l'orateur a illustré la typologie de connaissances et de compétences qu'un bon traducteur de manuels scolaires devrait posséder, en les déclinant dans les quatre niveaux suivants : stylistique (connaissance des conventions d'écriture et des normes rédactionnelles) ; terminologique (essentiel pour une traduction de qualité, mais moins univoque que ce qu'on pense habituellement) ; rhétorique (point de conjonction entre langue commune et langue spécialisée, qui exige une bonne connaissance de la langue standard de destination) et logique (la structure de la pensée sous-tendue, qui doit être préservée). Si les niveaux stylistique et terminologique peuvent être codifiés par le biais de manuels de style, de dictionnaires techniques, de glossaires en ligne, etc., les niveaux rhétorique et logique sont par contre difficiles à codifier et obligent le traducteur d'accomplir tout seul le parcours de compréhension et d'acquisition de la signification que l'auteur voulait véhiculer jusqu'au lecteur.

Le 24 Mai 2001, le prof. Marziano Guglielminetti, titulaire de la chaire de Littérature Italienne auprès de l'Université de Turin, a tenu une conférence intitulée “Giordano Bruno : un probable portrait autobiographique”. Dans le développement de ce thème, l'orateur a privilégié la dimension européenne de l'existence du philosophe de Nola, en retrouvant dans ses pérégrinations à travers l'Europe le fil conducteur de la recherche d'une approche intellectuelle à laquelle il faut rester fidèle, dans la mesure où elle constitue l'élément fondateur de l'identité personnelle de l'individu et la pierre angulaire d'une réflexion qui franchit les frontières nationales.

Résumé des principaux résultats obtenus.
Du point de vue de l'utilité de cette initiative, l'on peut affirmer que les objectifs établis au départ ont été réalisés, en favorisant la connaissance d'intellectuels qui ont trouvé leur dimension idéale dans un itinéraire, mental et géographique à la fois, qui franchit les frontières nationales et tend à comprendre l'ensemble du continent européen. Cette approche a été complétée par un aperçu des pratiques actuellement adoptées dans l'activité de traduction dans le milieu de l'édition. La participation du public au débat qui a suivi les interventions des orateurs, a été particulièrement intéressante et fructueuse. A travers leurs questions et leurs remarques, les étudiants ont participé à cette tentative d'identifier, en termes culturels, le rapport entre dimension individuelle, nationale et supranationale, qui caractérise la vie et les œuvres des auteurs étudiés, en le conjuguant avec la fonction unificatrice et d'échange des connaissances, liée depuis toujours à l'activité de traduction.

David Snelling




ATELIER INTERNATIONAL POUR JEUNES ÉCRIVAINS ET TRADUCTEURS
Tarazona (Espagne) - 28 juin / 1° juillet 2001 - Casa del Traductor

1. Appréciation globale des résultats du projet, compte tenu des objectifs.

Ce laboratoire se fixe pour objectif de promouvoir et de faciliter l'échange d'expériences entre traducteurs et jeunes écrivains afin que ces derniers puissent mieux cerner l'activité du traducteur littéraire : les difficultés d'ordre linguistique et culturel que doit affronter le traducteur aux prises avec un texte, le rôle social de cette profession, l'impératif d'offrir des traductions de qualité etc. Pour ce qui est des jeunes traducteurs, l'objectif était d'une part de travailler aux côtés de traducteurs experts et de l'autre de travailler avec l'auteur d'un livre, d'affronter avec lui les difficultés du texte, et d'écouter ses interprétations, ses explications etc.

Nous pensons que ces objectifs ont été pleinement satisfaits.  D'une part, le contact avec les traducteurs experts a induit les jeunes traducteurs à une réflexion sur le langage et les techniques d'expression respectives ; grâce aux explications fournies par les auteurs, les traducteurs ont pu apprendre à se positionner par rapport à la traduction d'un texte : quelles questions se poser ayant au texte, quel est le style le mieux adapté etc.

Outre des connaissances linguistiques et culturelles, la traduction est une activité qui requiert une sensibilité littéraire dont le développement est incontestablement favorisé par ce genre d'inter-échange.


2. Précisions sur le développement du projet

Au cours de 4 journées (du 28 juin au 1er juillet), les participants se sont divisés en neuf groupes de travail, en fonction des langues sources et des langues cibles et ont procédé, sous la conduite d'un traducteur expert, à la traduction de l'ouvrage de l'un des écrivains participants. Présents pendant toute la durée du laboratoire, les auteurs ont répondu aux questions et aux suggestions des traducteurs. Les travaux réalisés ont été présentés au cours d'une session plénière organisée le dernier jour de la rencontre.
Outre les laboratoires de traduction, une soirée de poésie et de musique a été organisée le samedi au château de Grisel. Au cours de cette manifestation des œuvres de poètes aragonais contemporains (dont quelques-uns étaient présents comme Angel Guinda et Mariano Castro) ont été lues ainsi que quelques poésies de Gustavo Adolfo Bécquer. Le spectacle musical a été offert par les élèves du conservatoire de musique de Tarazona.


3. Synthèses des principaux résultats obtenus

L'échange d'expériences entre traducteurs et écrivains a satisfait tous les protagonistes. Du côté des traducteurs, il s'est agit fondamentalement d'une activité de formation alors que les écrivains ont eu la possibilité d'approfondir les techniques de la traduction d'œuvres littéraires. Toutefois, ce ne sont pas là les seuls objectifs d'une initiative de ce genre. En effect ces rencontres favorisent le dialogue entre différentes cultures, stimulent l'intérêt des participants à approfondir les autres cultures et contribuent à répandre la notion d'appartenance à un territoire culturel commun, européen, au-delà des différences et les caractéristiques propres à chaque culture et à chaque langue. Respecter ces différences et ces caractéristiques tout en les exprimant dans une autre langue de façon à en permettre la compréhension par des cultures différentes est l'une des missions quotidiennes du traducteur et c'est précisément cet objectif que nous pensons avoir atteint en organisant ce laboratoire




SUMMER SCHOOL
Norwich (Royaume-Uni) - été 2001 - BCLT, Casa del Traductor, Rete Grinzane Europa

1. Evaluation globale des résultats du projet, compte tenu des objectifs.

L’objectif de la "Summer School" visait à former de jeunes traducteurs littéraires provenant de toute l'Europe, à travers la constitution de groupes de travail placés sous la conduite de traducteurs experts et avec le concours des auteurs. Selon  l'esprit du projet  “Cultura 2000”, il s'agissait d'un prolongement des méthodes interactives définies lors de la première  "Summer School" de traduction littéraire, organisée par le British Centre for Literary Translation en collaboration avec la  Casa del Traductor di Tarazona et le Grinzane Europa. L'école a accueilli plus de 40 participants. Les imprimés d'évaluation rédigés par les participants ont révélé que, de l'avis général, l'approche fut positive et que cette initiative est un pas en avant vers l'organisation de la formation pratique assurée par les professionnels au profit d'autres professionnels provenant de toute l'Europe. Le BCLT projette actuellement la création d'une troisième école à Cambridge.


2. Informations complètes sur le développement du projet

L'école a organisé des groupes de travail sur la traduction avec la présence d'écrivains du Royaume-Uni, d'Espagne et d'Italie, respectivement Patricia Dunkerly, Julian Rios, Fernando Marias et Livio Macchi. Chaque groupe de travail était guidé par des traducteurs experts : Rossella Bernascone, Maite Solana, Miguel Martinez-Lage, Edith Grossman et Barbara Bertoni. Le groupe des participants comprenait plusieurs traducteurs professionnels et de jeunes traducteurs. Une méthode pratique a été adoptée, centrée sur la traduction d'extraits de romans des auteurs ayant pris part aux groupes de travail en qualité de consultants et qui ont ainsi pu expliquer certains passages de leurs ouvrages. Les groupes de travail quotidiens ont été complétés par des séances plénières organisées autour de thèmes généraux liés à l'activité de traduction et à l'édition. Une des séances a permis d'assister à un débat animé entre Julian Rios et Edith Grossman ; au cours d'une autre séance, trois traducteurs résidants auprès des BCLT de Slovénie, Australie et Espagne ont été présentés ; lors d'une troisième séance,  Christopher MacLehose, important éditeur, est venu présenter des œuvres traduites au Royaume-Uni.
L'approche holistique a contribué au développement des compétences de tous les participants en qualité de traducteurs d'œuvres littéraires européennes, renforçant la notion de l'expérience professionnelle commune.


3. Synthèse des principaux résultats obtenus.

La "Summer School" est le fruit d'expériences de formation professionnelle pour traducteurs d'œuvres littéraires :
ces expériences remontent au réseau Ariane et aux cours "Traducteurs comme lecteurs et écrivains" -et à d'autres cours parallèles du même style - organisés en Autriche et en Allemagne. Ils garantissent un plus grand professionnalisme des traducteurs, dont ils améliorent l'image aux yeux des auteurs et des éditeurs. Tout ceci ne peut que contribuer à améliorer la qualité des traductions et les échanges culturels à l'échelle européenne. Ce résultat est le fruit d'un effort constant et d'un succès dépassant toutes les attentes, si l'on tient compte que les subventions ont été très modestes et qu'elles ont été attribuées année par année. Espérons que les responsables européens des politiques culturelles augmentent les aides financières destinées à cette importante catégorie d' "opérateurs culturels" de toute l'Europe, qui permettent la communication entre les différentes langues mais aussi la commercialisation d'œuvres littéraires européennes dans le monde entier.
En d'autres termes, il serait souhaitable que soient prévus des financements à long terme en mesure de satisfaire, sur le long terme, les exigences de la profession et de l'industrie.




ROME/BERLIN : LITTERATURE ET VILLE
Rome (Italie) / Berlin (Allemagne) - Janvier/Octobre 2001 - Goethe-Institut

Rencontres d’échange italo/allemandes

Les activités du projet se sont déroulées de janvier à octobre 2001, dans le cadre des programmes d’échange entre villes européennes, et étaient organisées en une série de laboratoires bilatéraux entre Rome et Berlin et de rencontres avec le public, qui ont eu lieu au cours des mois de février, juin, septembre et octobre 2001.
Objectif du projet :
- présenter la littérature contemporaine allemande qui illustre la " situation confuse de la ville de Berlin " sous forme concentrée
- rendre compréhensible au public romain la ville de Berlin, avec toutes ses contradictions, à travers une rencontre avec des auteurs qui y vivent et qui écrivent sur cette ville et sur leurs expériences.
La manifestation finale " Lettres de Berlin " s’est tenue à Rome les 29 et 30 octobre 2001 : deux journées consacrées à la littérature berlinoise contemporaine, avec la participation de jeunes auteurs berlinois, qui ont lu des passages de leurs œuvres : Judith Herman et Julia Franck, pour la plus jeune génération, Ingo Schulze, représentant les jeunes auteurs ayant vécu en RDA : ses romans ont eu beaucoup de succès auprès du public. Wladimir Kaminer vient de Russie et entre-temps il écrit en allemand et il fréquente le substrat russe et allemand de Berlin.
La version italienne des textes a été lue par les auteurs romains Edoardo Albinati Eraldo Affinati, Isabella Santacroce et Carola Susani.
Le débat avec le public a été conduit par Maria Ida Gaeta et Thomas Geiger.




SÉMINAIRES SUR " TRADUCTION ET..."
Florence (Italie) - Marche/Juillet 2001 - SETL

L'atelier s’est déroulé sous forme de 10 séminaires, conçus par la directrice du cours, le professeur Magda Olivetti, avec la collaboration du professeur Volterrani, dans le but de stimuler la sensibilité afin de réussir à transmettre à travers la forme du texte traduit toute la complexité qui, dans le texte original, dérive également du contexte qui l’a déterminé.
Les deux premiers séminaires étaient consacrés à : Traduire les images, réalisés par Luca Farulli, professeur d’esthétique et musicologue.
Les arguments des autres séminaires étaient :
Le Poète qui traduit, réalisé par Franco Buffoni, poète et traducteur, professeur universitaire et directeur de la revue " Testo a Fronte "
Les textes Sacrés, avec les professeurs Daniele Garrone (pour l'Ancien Testament), Luca de Sanctis (pour le Nouveau Testament), Ida Zilio Grandi (pour le Coran).
Écrire la traduction, conduit par Daniele del Giudice
Le chant du destin, Brahms traduit Hôderlin, conduit par le musicologue Giorgio Pestelli
La traduction comme événement culturel, avec le poète Roberto Mussapi
Sous forme de mots, avec l'italianisant Roberto Scalia
La vida es sueño, comparaisons de traductions de Calderon de la Barca, responsable professeur Giuliano Soria, enseignant de Langue et Littérature Espagnoles.
Traduction et auteurs-compositeurs-interprètes, avec Fausto Amodei.